La première série des examens d’État 2026 s’est achevée avec un bilan jugé positif par le ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle. Cette étape concernait notamment les élèves de la 9e année fondamentale, les candidats des centres d’éducation familiale et ceux des écoles normales.
Dans un pays confronté à de multiples crises, l’organisation de ces examens représente déjà un défi considérable. L’insécurité, les déplacements de population, les difficultés économiques et les perturbations scolaires ont affecté le parcours de nombreux élèves durant l’année académique.
Le MENFP se félicite du déroulement global des épreuves. Les examens se sont tenus dans plusieurs centres du pays, avec la mobilisation des responsables départementaux, des surveillants, des enseignants et des autorités éducatives.
Mais ce bilan positif doit être analysé avec prudence. La tenue des examens ne suffit pas à mesurer la santé du système éducatif. De nombreux élèves ont préparé ces épreuves dans des conditions difficiles, parfois avec des semaines de cours perdues, des écoles fermées ou des familles déplacées.
L’enjeu est donc double : organiser les examens, mais aussi garantir l’équité entre les candidats. Un élève vivant dans une zone stable n’a pas toujours les mêmes chances qu’un élève touché par la violence, l’instabilité ou la pauvreté.
La prochaine étape sera la correction des copies et la publication des résultats. Le ministère devra maintenir la transparence, respecter les délais et accompagner les élèves dans la suite de leur parcours.
Cette première série montre que le système éducatif haïtien continue de fonctionner malgré les obstacles. Mais elle rappelle aussi l’urgence de protéger l’école, de soutenir les enseignants et d’offrir aux enfants un environnement d’apprentissage plus stable.
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