PORT-AU-PRINCE — En Haïti, sécurité et élections ne peuvent désormais plus être traitées comme deux dossiers séparés. À quelques mois du premier tour annoncé pour le 13 décembre 2026, l’Organisation des États américains appelle à accélérer les efforts sur les deux fronts.
Une élection commence avant le vote
La sécurité électorale ne consiste pas uniquement à protéger les bureaux le jour du scrutin. Il faut enregistrer les électeurs, recruter le personnel, transporter le matériel, permettre aux candidats de circuler et organiser la campagne.
Le contrôle territorial devient une question électorale
Dans les zones où les institutions disposent d’une présence limitée, la capacité du CEP à organiser normalement les opérations devient beaucoup plus complexe.
La sécurité est donc devenue directement une condition de l’exercice du droit de vote.
Une course contre le calendrier
Plus le 13 décembre approche, plus le temps disponible diminue. Après des années de transition, la population et les partenaires internationaux attendent un retour à des autorités élues.
Mais une course précipitée vers les urnes comporte son propre danger : organiser un scrutin dans lequel une partie importante du territoire ne pourrait pas participer normalement.
Le dilemme de la transition
Un nouveau report pourrait prolonger la transition. À l’inverse, maintenir le calendrier sans conditions minimales pourrait produire une élection contestée.
La sécurité et les élections constituent désormais les deux piliers d’une même tentative de sortie de crise.
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