PORT-AU-PRINCE — La remontée des prix du pétrole et les tensions persistantes sur les marchés financiers internationaux représentent une menace supplémentaire pour les économies fortement dépendantes des importations. Haïti figure parmi les pays particulièrement exposés à ce type de choc extérieur.
Le pétrole entre dans presque tous les coûts
Le carburant influence le transport terrestre, la production électrique, le fonctionnement des génératrices, le transport maritime et la distribution des marchandises.
Transport et alimentation sous pression
Le prix final d’un sac de riz, d’un produit pharmaceutique ou d’un matériau de construction comprend plusieurs coûts de transport. Une hausse du carburant peut donc être répercutée sur les consommateurs.
Le dollar représente le deuxième risque
Lorsque la devise américaine devient plus coûteuse ou que le financement international se resserre, les importateurs peuvent avoir besoin de davantage de gourdes pour financer leurs achats.
Réduire la dépendance structurelle
Le développement de la production agricole, de l’énergie solaire, des systèmes de stockage, de la production locale et d’infrastructures logistiques plus efficaces permettrait d’amortir une partie des chocs externes.
Tant qu’Haïti restera fortement dépendante de l’extérieur pour son énergie et son alimentation, une crise survenue à plusieurs milliers de kilomètres pourra continuer à se transformer rapidement en hausse du coût de la vie.
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