PORT-AU-PRINCE — La présence en Haïti d’une importante délégation internationale conduite par le secrétaire général de l’Organisation des États américains intervient dans une période déterminante pour le pays.
Les discussions avec les autorités haïtiennes portent notamment sur la crise sécuritaire, le processus électoral, le renforcement des institutions et l’accompagnement international d’Haïti.
Le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a rencontré le secrétaire général de l’OEA dans le cadre de cette mission, alors que le gouvernement et le Conseil électoral provisoire poursuivent les préparatifs devant conduire le pays vers de nouvelles élections.
La sécurité reste le principal obstacle
La préparation technique d’un scrutin ne suffit pas si une partie du territoire demeure difficilement accessible.
La capacité des candidats à faire campagne, des électeurs à se déplacer, des agents électoraux à travailler et du matériel électoral à circuler dépend directement de l’évolution de la situation sécuritaire.
C’est donc sur le terrain que seront jugées les annonces faites pendant cette mission internationale.
Des attentes au-delà des déclarations
Haïti a accueilli de nombreuses délégations et missions internationales au cours des dernières années. Chaque visite donne généralement lieu à des déclarations de soutien, à des réunions de haut niveau et à des engagements diplomatiques.
Pour Ayiti-Info+, l’enjeu est désormais différent : quels engagements précis seront pris ? Quels moyens financiers seront mobilisés ? Quels résultats pourront être mesurés dans les prochaines semaines ?
La sécurité, les élections, la gouvernance et la relance économique sont étroitement liées. Sans amélioration significative des conditions sur le terrain, le calendrier politique restera vulnérable.
La mission de l’OEA sera donc jugée moins sur la quantité de rencontres organisées que sur sa capacité à contribuer à des changements visibles pour la population.
Commentaires 0
Réagissez à cet article et partagez votre point de vue.