WASHINGTON — Dans l’univers très hiérarchisé de la Maison-Blanche, le pouvoir ne se mesure pas uniquement au titre inscrit sur une carte professionnelle. Il dépend aussi de l’accès au président, de la capacité à lui transmettre de l’information et de la confiance qu’il accorde à ceux qui l’entourent. À ce jeu, Natalie Harp est devenue l’une des personnalités les plus observées de l’entourage de Donald Trump.
Officiellement, Natalie Harp occupe les fonctions de Special Assistant to the President et Executive Assistant to the President. Mais son rôle dépasse celui d’une assistante administrative traditionnelle. Elle accompagne régulièrement Donald Trump, recherche des informations à sa demande et lui transmet des articles et documents.
Pourquoi l’appelle-t-on « l’imprimante humaine » ?
Le surnom « Human Printer », ou « imprimante humaine », vient d’une habitude devenue emblématique de sa proximité avec Donald Trump. Natalie Harp a été régulièrement vue utilisant une imprimante portable afin de fournir rapidement au président des articles de presse, publications sur les réseaux sociaux et autres informations qu’il souhaitait consulter sur papier.
Cette tâche peut sembler banale. Pourtant, dans l’environnement d’un chef d’État, la personne qui recherche ou transmet les informations peut occuper une position stratégique. Un président ne peut pas consulter personnellement tout ce qui est publié chaque jour.
Une ascension construite autour de la loyauté
Natalie Harp avait attiré l’attention de Donald Trump plusieurs années auparavant après avoir publiquement raconté son combat contre le cancer et exprimé sa reconnaissance envers une politique soutenue par son administration concernant certains traitements expérimentaux.
Elle s’était ensuite exprimée lors de la Convention nationale républicaine de 2020 avant de rejoindre One America News puis l’équipe politique de Trump.
Qui contrôle l’information qui arrive au président ?
La nouvelle attention médiatique autour de Natalie Harp dépasse toutefois sa personnalité. Elle soulève une question fondamentale sur le fonctionnement du pouvoir américain : qui contrôle l’information qui arrive jusqu’au président ?
Dans toutes les présidences, conseillers et assistants jouent un rôle de filtre. Ils sélectionnent des notes, renseignements, articles ou dossiers jugés importants.
Le pouvoir de proximité
Natalie Harp n’est ni secrétaire d’État ni conseillère à la sécurité nationale. Pourtant, elle illustre une autre forme de pouvoir : le pouvoir de proximité.
Celui ou celle qui se trouve constamment à quelques mètres d’un président, qui peut lui transmettre une information en quelques secondes et qui comprend ses habitudes de travail peut exercer une influence réelle sans nécessairement apparaître en haut de l’organigramme.
Son ascension rappelle qu’à Washington certaines des personnes les plus influentes ne sont pas toujours celles dont le nom apparaît le plus souvent dans les conférences de presse.
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