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Jeunes et élections : mobiliser une génération ne suffira pas sans restaurer sa confiance dans les institutions

Un symposium organisé à l’occasion de la Journée internationale de la jeunesse a placé participation électorale, sécurité et réformes économiques au centre du débat. Le défi reste la confiance.

Par Publié par Ayiti Info+ Sources principales : CEP · MJSAC · Nations unies 3 min de lecture
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Jeunes et élections : mobiliser une génération ne suffira pas sans restaurer sa confiance dans les institutions

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PORT-AU-PRINCE — À l’occasion de la Journée internationale de la jeunesse, le Ministère de la Jeunesse, des Sports et de l’Action civique a organisé le 12 août 2026 un symposium consacré à la participation électorale, à la sécurité et aux réformes économiques. Le Conseil électoral provisoire a profité de l’événement pour encourager les jeunes à s’inscrire, voter et prendre une part active à la vie démocratique.

Le message est logique : dans un pays où une grande partie de la population est jeune, aucune reconstruction politique crédible ne peut réussir sans leur participation. Mais le défi va bien au-delà d’une campagne de sensibilisation. Il faut convaincre une génération marquée par l’instabilité, la violence, le chômage et la faiblesse des services publics que son vote peut réellement produire un changement.

La participation commence avant le jour du scrutin

Voter est une étape centrale, mais la citoyenneté ne se limite pas au bulletin. Les jeunes peuvent participer à l’observation électorale, aux débats publics, à l’éducation civique, au contrôle des promesses et à la construction de programmes politiques. Une démocratie plus inclusive suppose également que les partis ouvrent davantage d’espaces aux nouvelles générations dans leurs instances de décision.

Le symposium a aussi mis en avant la Politique nationale de jeunesse 2026-2036, qui prévoit des axes de développement et des mécanismes de mise en œuvre. Cette politique devra être jugée sur sa capacité à produire des résultats dans l’éducation, la formation, l’emploi, l’entrepreneuriat, le sport et la participation publique.

La confiance reste le principal capital politique

Les institutions peuvent appeler les jeunes à voter, mais elles doivent aussi leur donner des raisons de croire au processus. Cela passe par des listes électorales fiables, une information accessible, des centres d’inscription fonctionnels, une sécurité suffisante et des résultats dont la traçabilité peut être vérifiée.

La défiance politique ne disparaît pas par décret. Elle se réduit lorsque les institutions respectent leurs propres règles, publient leurs décisions, corrigent leurs erreurs et acceptent le contrôle de la société civile.

Une génération qui veut aussi des résultats économiques

La participation électorale sera nécessairement liée à la question économique. Pour beaucoup de jeunes, les priorités sont l’emploi, le coût de la vie, l’accès au crédit, la mobilité, la formation et la sécurité. Une campagne qui ne répond pas à ces préoccupations risque de rester éloignée de leur réalité quotidienne.

Analyse Ayiti-Info+ : mobiliser les jeunes est indispensable, mais l’objectif ne doit pas être simplement d’augmenter le taux de participation. Le véritable enjeu est de restaurer une relation de confiance entre une génération et les institutions qui prétendent la représenter. Si les élections de 2026 veulent marquer un nouveau départ, les jeunes doivent pouvoir y voir non seulement un devoir civique, mais une possibilité réelle d’influencer l’avenir du pays.

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