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Haïti–Sécurité : la France et le BANUH discutent de la FRG — comment transformer l’appui international en résultats ?

L’ambassadeur de France Gautier Lekens a rencontré Daniela Kroslak autour de la situation sécuritaire en Haïti et du soutien français au BANUH et à la Force de Répression des Gangs.

Par Publié par Ayiti Info+ Sources principales : Le Nouvelliste · Réécriture Ayiti-Info+ 3 min de lecture
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Haïti–Sécurité : la France et le BANUH discutent de la FRG — comment transformer l’appui international en résultats ?

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Les discussions internationales autour de la sécurité en Haïti se poursuivent alors que les autorités nationales et leurs partenaires tentent de renforcer les mécanismes destinés à lutter contre les groupes armés.

L’ambassadeur de France en Haïti, Gautier Lekens, a rencontré le vendredi 18 septembre 2026 Daniela Kroslak, secrétaire générale adjointe des Nations Unies et responsable du Bureau d’appui des Nations Unies en Haïti.

Selon les informations communiquées après la rencontre, les discussions ont notamment porté sur la situation sécuritaire ainsi que sur le soutien de la France au BANUH et à la Force de Répression des Gangs, la FRG.

Paris met en avant la recherche de résultats

La France affirme souhaiter que son engagement contribue à produire des résultats concrets pour la population haïtienne et entend poursuivre son accompagnement en faveur d’un retour durable à la sécurité.

Cette orientation intervient dans un contexte où les partenaires internationaux sont régulièrement appelés à mieux coordonner leurs actions en Haïti.

Pour la population, l’efficacité de cet appui sera principalement mesurée par les changements observables dans la vie quotidienne.

La sécurité comme indicateur principal

La réouverture durable des principaux axes routiers, la réduction des enlèvements, la diminution des attaques contre les populations civiles et la restauration de la présence de l’État dans les zones affectées figurent parmi les principaux indicateurs permettant d’évaluer une amélioration de la situation.

La lutte contre les groupes armés nécessite toutefois davantage que des opérations ponctuelles.

Elle suppose également le renforcement durable de la Police nationale d’Haïti, de la justice, des capacités de renseignement et des institutions chargées de poursuivre les personnes arrêtées.

Renforcer les institutions nationales

Une stratégie sécuritaire durable doit permettre aux institutions haïtiennes de reprendre progressivement leurs responsabilités.

Sans capacités judiciaires suffisantes, les arrestations effectuées lors des opérations de sécurité risquent de ne pas produire tous les effets recherchés.

La justice doit pouvoir instruire les dossiers, protéger les preuves et les témoins, juger les personnes poursuivies et garantir les droits fondamentaux prévus par la loi.

Une question de coordination

La rencontre entre Gautier Lekens et Daniela Kroslak montre également l’importance accordée à la coordination entre les partenaires d’Haïti.

Avec plusieurs acteurs internationaux impliqués dans différents programmes de sécurité, la cohérence entre les initiatives demeure essentielle afin d’éviter les chevauchements et de concentrer les ressources sur les besoins prioritaires.

Pour les Haïtiens, la question centrale reste cependant concrète : cette mobilisation internationale permettra-t-elle une amélioration durable de la sécurité sur le terrain ?

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