La question du financement climatique s’est invitée dans l’agenda diplomatique haïtien à New York.
Le ministre de l’Environnement, Valéry Fils-Aimé, a rencontré Kristin Lang, directrice régionale du Fonds vert pour le climat pour l’Amérique latine et les Caraïbes.
La rencontre s’est déroulée à la Mission permanente d’Haïti auprès des Nations Unies, en marge des activités entourant la 81e session de l’Assemblée générale.
Améliorer l’accès d’Haïti aux financements climatiques
Les discussions ont notamment porté sur la manière d’améliorer l’accès d’Haïti aux financements internationaux destinés à l’adaptation et à la lutte contre les changements climatiques.
Haïti reste particulièrement exposée aux cyclones, aux inondations, aux sécheresses, à l’érosion des sols et à la dégradation des bassins versants.
Dans ce contexte, l’accès à des ressources financières adaptées représente un enjeu important pour développer des infrastructures plus résilientes.
Renforcer les capacités nationales
L’existence de fonds internationaux ne signifie pas automatiquement que les pays vulnérables peuvent facilement y accéder.
Les institutions doivent généralement présenter des projets répondant à des critères techniques, environnementaux et financiers précis.
Le renforcement des capacités nationales peut donc permettre aux institutions publiques haïtiennes de mieux préparer les dossiers de financement et d’assurer le suivi des projets.
Le secteur privé également concerné
Les discussions ont également porté sur la possibilité d’accompagner davantage le secteur privé haïtien vers les mécanismes de financement climatique.
Des entreprises pourraient notamment participer à des projets dans les domaines de l’énergie renouvelable, de l’agriculture résiliente, de la gestion de l’eau, du recyclage ou des infrastructures vertes.
Transformer les discussions en projets
Pour Haïti, l’enjeu principal sera maintenant de passer des rencontres diplomatiques à des projets techniquement solides et capables d’obtenir un financement.
Le pays dispose de besoins considérables en matière de reboisement, d’adaptation agricole, de protection des bassins versants et de réduction des risques naturels.
Le véritable indicateur de réussite sera donc le montant des financements effectivement mobilisés et leur traduction en projets visibles sur le terrain.
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