Wilson Joseph, alias « Lanmò San Jou », chef du groupe armé 400 Mawozo, a adressé une lettre au secrétaire général des Nations unies, António Guterres, pour demander une médiation. L’ONU a confirmé avoir reçu cette correspondance, sans reconnaître pour autant le statut revendiqué par son auteur ni annoncer l’ouverture de négociations.
Une correspondance adressée au secrétaire général des Nations unies
Dans une lettre datée du 1er novembre 2026, Wilson Joseph sollicite l’envoi d’une délégation internationale pour faciliter un dialogue avec les forces engagées dans les opérations de sécurité en Haïti.
Cette démarche intervient alors que les tensions restent fortes dans la Plaine du Cul-de-Sac, notamment autour de Croix-des-Bouquets, une zone où opèrent plusieurs groupes armés.
Le chef du groupe affirme vouloir privilégier le dialogue
Dans la correspondance, Wilson Joseph affirme avoir déjà exprimé sa disposition à rechercher une issue pacifique et évoque symboliquement un drapeau blanc. Il déclare craindre une intensification des affrontements et des risques supplémentaires pour les civils.
Ces propos constituent les déclarations de l’auteur de la lettre : ils ne prouvent ni un désarmement effectif de 400 Mawozo ni une cessation vérifiée des violences commises dans les zones sous influence du groupe.
L’ONU confirme la réception, mais pas une médiation
Le 2 novembre 2026, le porte-parole des Nations unies, Stéphane Dujarric, a confirmé la réception d’une lettre portant la signature du chef de gang.
L’organisation a précisé que la réception du courrier ne vaut ni reconnaissance de son auteur, ni approbation de ses revendications, ni engagement à participer à des discussions. Aucune médiation officielle avec 400 Mawozo n’a été annoncée à ce stade.
Des tensions renforcées par les opérations de sécurité
La démarche intervient dans un climat de confrontation entre groupes armés et forces de sécurité, avec une attention particulière portée à la région de Croix-des-Bouquets. Les opérations menées avec des partenaires internationaux ont ravivé les inquiétudes concernant la protection des habitants.
Les accusations formulées par le chef de 400 Mawozo au sujet des opérations militaires ne doivent pas être confondues avec des faits vérifiés indépendamment. Le respect des droits des civils reste une obligation pour tous les acteurs concernés.
La disparition de quatre techniciens salvadoriens
La disparition de quatre techniciens aéronautiques salvadoriens à la suite d’une attaque signalée le 18 octobre 2026 dans la région figure également dans le contexte de cette affaire. Wilson Joseph a tenu des propos affirmant leur décès, mais aucune preuve indépendante n’établit cette version.
Les informations communiquées par les différentes parties étant contradictoires, le sort de ces quatre ressortissants doit être présenté avec prudence tant qu’une confirmation officielle et vérifiable n’est pas disponible.
400 Mawozo, un groupe connu pour ses activités criminelles
Le groupe 400 Mawozo est principalement associé à la région de Croix-des-Bouquets. Il est connu pour des enlèvements et d’autres violences, notamment l’enlèvement de missionnaires étrangers en octobre 2021.
Wilson Joseph est visé par des mesures et procédures internationales. La demande de médiation ne modifie pas, à elle seule, les responsabilités pénales susceptibles d’être établies par les autorités judiciaires compétentes.
Quelles suites possibles ?
À la date du 3 novembre 2026, aucune décision publique de l’ONU ne confirme l’ouverture d’un processus de médiation avec Wilson Joseph ou 400 Mawozo. Toute évolution dépendra des réactions officielles et de la situation sécuritaire sur le terrain.
Pour les populations de la Plaine du Cul-de-Sac, les enjeux immédiats restent la protection des civils, le rétablissement de la circulation et la fin des violences.
Conclusion
La lettre adressée à l’ONU constitue une démarche revendiquée par le chef de 400 Mawozo, mais ne signifie pas qu’un dialogue a été accepté. La réponse institutionnelle de l’ONU et les développements sur le terrain restent à surveiller.
Sources : Associated Press; déclarations du porte-parole des Nations unies; presse haïtienne. Rédaction Ayiti Info+.
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