Le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé maintient le cap électoral et affirme que les élections doivent avoir lieu cette année. Cette position intervient alors que le ministère de la Justice et de la Sécurité publique organise des séances de formation pour les acteurs judiciaires et policiers appelés à intervenir dans le processus électoral.
Le message politique est clair : l’exécutif veut afficher sa détermination. Mais dans la réalité haïtienne, organiser des élections crédibles demande plus qu’une déclaration. Il faut de la sécurité, un calendrier clair, des bureaux de vote accessibles, une justice électorale fonctionnelle et une confiance minimale entre les acteurs.
La population, elle, reste prudente. Beaucoup d’Haïtiens veulent voter, mais refusent des élections improvisées dans la peur, le désordre ou le flou institutionnel. Après des années sans renouvellement démocratique, le pays a besoin d’un scrutin qui restaure la légitimité au lieu d’aggraver la crise.
La tenue des élections devient donc un test majeur pour Haïti. Si elles sont bien préparées, elles peuvent ouvrir une nouvelle étape. Si elles sont mal organisées, elles risquent d’approfondir la méfiance.
Le vrai défi n’est pas seulement d’organiser des élections. C’est d’organiser des élections que les citoyens pourront reconnaître comme crédibles.
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