Haïti ne peut plus éviter le débat sur la production locale. Depuis des années, le pays dépend fortement des importations pour nourrir sa population et alimenter son commerce. Cette dépendance rend l’économie vulnérable aux prix internationaux, aux coûts de transport, aux crises logistiques et aux variations du taux de change.
Lorsque le prix du carburant augmente, lorsque le transport maritime devient plus cher ou lorsque la gourde perd de la valeur, l’impact se fait sentir directement dans les marchés. Les produits alimentaires, les biens de consommation et même certains services deviennent plus coûteux pour les familles.
Dans ce contexte, le retour à la terre ne doit pas être vu comme un simple slogan. Il s’agit d’une stratégie de survie économique. Relancer l’agriculture, soutenir les petits producteurs, investir dans la transformation locale et protéger les circuits de distribution peuvent réduire une partie de la dépendance du pays.
Mais cette relance exige plus que des discours. Il faut des routes praticables, du crédit accessible, de l’encadrement technique, de la sécurité dans les zones de production et une vraie politique publique en faveur des entrepreneurs locaux.
Pour Ayiti Info+, l’économie haïtienne ne pourra pas se redresser uniquement par les transferts de la diaspora ou les importations. Le pays doit reconstruire sa capacité à produire, transformer et vendre ce qu’il consomme.
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