La diaspora haïtienne reste l’un des plus grands soutiens économiques du pays. Chaque mois, des milliers de familles dépendent des transferts d’argent envoyés depuis les États-Unis, le Canada, la France, le Chili, la République dominicaine et d’autres pays où vivent des Haïtiens.
Ces transferts permettent de payer la nourriture, les frais scolaires, les loyers, les soins de santé, les petites activités commerciales et parfois même les déplacements forcés liés à l’insécurité. Pour beaucoup de ménages, l’aide de la diaspora n’est pas un complément : elle est devenue une condition de survie.
Mais cette dépendance montre aussi la fragilité de l’économie nationale. Lorsque les familles haïtiennes à l’étranger font face à l’inflation, à la hausse des loyers ou à des difficultés d’emploi, leur capacité à envoyer de l’argent diminue. Les conséquences se répercutent rapidement sur les proches restés au pays.
La diaspora ne doit donc pas être considérée seulement comme une source de transferts. Elle peut aussi devenir une force d’investissement, de formation, de technologie, d’entrepreneuriat et de diplomatie citoyenne.
Pour Ayiti Info+, le défi est clair : transformer la solidarité de la diaspora en levier durable de développement, sans oublier que la première responsabilité économique reste celle de l’État haïtien et des institutions nationales.
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