PORT-AU-PRINCE — L’insécurité en Haïti n’est pas seulement une crise policière. Elle devient également une crise agricole et alimentaire.
Lorsque les producteurs ne peuvent plus rejoindre leurs champs, transporter leurs récoltes ou accéder aux marchés, la violence finit directement par réduire la quantité de nourriture disponible.
Les routes agricoles sous pression
Une grande partie de la production alimentaire doit circuler entre les zones rurales et les grands marchés urbains.
Lorsque les routes deviennent dangereuses ou impraticables, les coûts de transport augmentent et certains commerçants renoncent aux déplacements.
Produire sans pouvoir vendre
Un agriculteur peut réussir sa récolte et pourtant enregistrer des pertes importantes si ses produits ne peuvent pas être transportés à temps.
Cette situation est particulièrement grave pour les fruits, les légumes et d’autres produits rapidement périssables.
L’insécurité augmente les prix
Chaque obstacle supplémentaire dans la chaîne logistique peut augmenter le prix final payé par le consommateur.
Transport plus long, routes détournées, frais de sécurité et pertes de marchandises contribuent tous à renchérir les aliments.
Une menace pour les investissements agricoles
Haïti peut mobiliser des dizaines de millions de dollars pour moderniser son agriculture, mais ces investissements resteront fragiles si les producteurs ne peuvent pas circuler librement.
Analyse Ayiti-Info+
La sécurité nationale et la sécurité alimentaire sont désormais étroitement liées.
Reprendre le contrôle des principaux axes routiers ne signifie pas seulement améliorer la circulation.
Cela signifie aussi permettre à la nourriture de circuler, protéger les revenus des producteurs et réduire les pressions sur les prix.
Ayiti-Info+
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