Le bilan communiqué par les Nations unies donne une mesure glaçante de l’effondrement sécuritaire dans plusieurs zones de la région métropolitaine. Au moins 390 personnes ont perdu la vie entre le 6 mars et le 16 mai dans les affrontements à Cité Soleil et à Croix-des-Bouquets.
Derrière ce chiffre, il y a des familles déplacées, des quartiers paralysés, des enfants privés d’école, des hôpitaux fragilisés et des habitants qui vivent sous la peur quotidienne.
Une crise qui dépasse la seule sécurité
La violence des gangs ne détruit pas seulement des vies. Elle détruit aussi la confiance, l’économie locale, les services de base et la capacité de l’État à protéger les citoyens. Chaque quartier abandonné devient un territoire où la population doit survivre sans garantie de protection.
Ce bilan rappelle l’urgence d’une réponse qui ne soit pas seulement militaire ou policière. Haïti a aussi besoin d’assistance humanitaire, de justice, de soutien aux déplacés et d’un plan de retour progressif à l’ordre public.
Un appel à la responsabilité
Face à cette tragédie, les autorités haïtiennes et les partenaires internationaux sont placés devant une responsabilité historique. Le pays ne peut pas s’habituer à compter ses morts. Il doit reconstruire la sécurité comme un droit fondamental.
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