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111 Haïtiens expulsés des États-Unis : le Cap-Haïtien face à une nouvelle vague de déportations

Un avion transportant 111 ressortissants haïtiens expulsés des États-Unis a atterri au Cap-Haïtien, alors que l’ONM redoute une augmentation des déportations.

Par Publié par Ayiti Info+ Source principale : ONM 2 min de lecture
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CAP-HAÏTIEN — Un avion transportant 111 ressortissants haïtiens expulsés des États-Unis a atterri à l’aéroport international du Cap-Haïtien.

Le vol provenait de Miami. Une première liste contenait davantage de noms, mais 111 personnes se trouvaient finalement à bord de l’appareil.

L’Office national de la migration affirme se préparer à une possible augmentation du nombre de vols de rapatriement.

Un retour forcé dans un pays en crise

Plusieurs personnes expulsées ont passé des années aux États-Unis. Certaines y ont construit une famille, trouvé un emploi ou perdu une grande partie de leurs attaches économiques en Haïti.

Elles reviennent dans un pays confronté à l’insécurité, au chômage, aux déplacements internes et à une importante crise humanitaire.

L’accueil ne doit pas s’arrêter à l’aéroport

L’ONM doit vérifier l’identité des rapatriés, évaluer leurs besoins et faciliter leur retour dans leurs communautés.

Si les expulsions augmentent rapidement, l’institution aura besoin de ressources supplémentaires pour assurer le transport, l’hébergement temporaire et l’accompagnement psychosocial.

Le risque d’une nouvelle vulnérabilité

Sans programme de réintégration, certains rapatriés pourraient rapidement se retrouver sans logement, sans emploi et sans soutien familial.

Cette précarité pourrait les exposer à l’exploitation, au recrutement criminel ou à de nouvelles tentatives de migration irrégulière.

Ne pas criminaliser les personnes déportées

Une expulsion peut résulter d’un dépassement de visa, du rejet d’une demande d’asile, de l’absence de statut légal ou d’une condamnation.

Chaque dossier doit donc être examiné individuellement. Toutes les personnes expulsées ne doivent pas être automatiquement considérées comme des criminels.

Une politique nationale devient urgente

Haïti ne contrôle pas les décisions prises par les autorités américaines, mais le pays peut améliorer l’accueil et la réintégration de ses citoyens.

L’arrivée de ces 111 personnes constitue un signal d’alarme. Si les vols se multiplient, l’État devra abandonner l’improvisation et mettre en place une véritable politique de réintégration.

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